Challenge Petit Bac 2013 : 1ère grille! : un gros mot en littérature scandinave (bon, je sais, ce n'est pas vraiment un gros mot, mais de toute façon cette catégorie est facultative dans le challenge...)

Et je dirais que ce livre aurait aussi pu être facultatif... Pourtant, certaines critiques lues sur le Net sont dithyrambiques. Une "écriture âpre", un roman "hautement poignant", et j'en passe. L'histoire avait tout pour me plaire, pourtant : Arvid, la quarantaine, part rejoindre sa mère malade d'un cancer, qui s'est réfugiée - on ne sait pas vraiment pourquoi - dans son village danois natal. Arvid n'est pas malade mais sa vie est un peu accidentée elle aussi : il s'apprête à divorcer. A partir de là, on m'annonce un récit de vie émouvant, naviguant (il est question d'eau et de ferry souvent dans cette histoire) entre passé et présent, le tout dans le cadre d'une Europe venant tout juste de vivre la chute du mur de Berlin. 

Or, du début à la fin de ma lecture, j'ai connu un phénomène agaçant, que je connais peu pourtant : mon oeil, au lieu d'absorber sagement - ou goulûment - les lignes l'une après l'autre, se promenait distraitement sur la page, traversant d'une traite un paragraphe, pour y revenir ensuite, avec cette question : "Mais qu'est-ce que je viens de lire, au juste ?" Et ce, quasiment à chaque page. Avouez qu'au bout d'un moment, cela devient lassant, et quelque peu pénible. 

Bref, je n'ai pas accroché, quoi. Je ne saurais pas dire avec précision d'où vient le problème. Trop de faits, à mon avis, trop de dérives dans le passé, avec trop peu de repères pour le lecteur. Des personnages sont évoqués une ou deux fois sans qu'on puisse déterminer à quel point ils ont compté, ou comptent encore, dans la vie du narrateur. Quant à l'histoire de la mère, elle était présentée comme importante, et n'existe en fait que comme faire-valoir de celle du fils. 

Je passe donc mon chemin. J'ai d'autres romans sur le feu, j'espère qu'ils sauront m'envoûter davantage !