20 novembre 2017

Shalala cut papers

Shalala cut papers

© Valentine Louafi 

Cela faisait longtemps que la petite Mu ne vous avait pas présenté des talents à découvrir... Aujourd'hui, c'est le tour de Valentine Louafi, une artiste spécialisée dans le paper cutting, ou papier découpé en français. Car, oui oui, ce que vous voyez sur la photo ci-dessus, ce n'est ni du dessin, ni de l'encre, ni de la gravure, mais bien une feuille de papier, noire ou blanche selon les oeuvres, découpée d'un seul tenant (et j'insiste là-dessus !) de manière à rendre visible la couleur opposée placée en dessous, et, ainsi, de faire apparaître une image. Si vous tenez l'une de ces oeuvres entre vos mains, vous pouvez vérifier : une seule et unique découpe, aucun raccord. La minutie et la précision des traits sont impressionnantes. 

J'ai la double chance de compter une artiste-qui-coupe-du-papier parmi mes amies, une amie d'enfance de mon mari plus précisément, et d'avoir un mari attentionné et expert en surprise. J'ai ainsi eu le plaisir de recevoir, à Noël, un Snufkin (personnage musicien de mes Moumines adorés) encadré, dont mon chéri avait trouvé le modèle sur un petit agenda japonais, que j'avais montré ici

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Et il y a quelques semaines, on monte d'un cran, avec un genre dans lequel l'amie en question s'est rendue experte : les portraits. A force de fredonner Renaud à longueur de temps depuis l'annonce de ma grossesse, mon chéri de mari a eu l'idée de "m[ettre] sur l'mur / Au-dessus du berceau / Une photo d'Arthur / Rimbaud"... 

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Le berceau est plutôt un lit à barreaux, mais Rimbaud, lui, est vraiment Rimbaud, et alors là, matez un peu le travail d'orfèvre que notre amie artiste a su réaliser à partir de cette célèbre photographie du poète. Elle a ajouté un effet de profondeur en plaçant une feuille dorée un peu en arrière du papier découpé : quand le soleil entre dans la chambre et vient caresser le mur, Arthur s'illumine, et nos yeux aussi ! 

Détail de la découpe : 

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Un magnifique cadeau, doublé d'un message très émouvant que Valentine a publié sur sa page Facebook, en parlant de son amitié avec mon mari et de l'arrivée de notre puce. 

Valentine Louafi a exposé en France, en Angleterre, aux Etats-Unis... Vous pouvez la suivre sur Facebook, donc, ainsi que sur Instagram. Si vous voulez offrir à un proche un cadeau unique, n'hésitez pas à lui passer commande, le travail est parfait et la livraison très pro. C'est quand même bientôt Noël ! Je dis ça, je dis rien...

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03 octobre 2016

Orchestre National de Lyon : Star Wars en concert

Les dernières soirées de l'Auditorium de Lyon avaient un avant-goût de festival Lumière, ce fameux rendez-vous lyonnais du cinéma, qui s'ouvrira dans quelques jours. En effet, l'Orchestre National de Lyon a choisi d'y interpréter les musiques de John Williams, et de faire revivre la symphonie de la Force et de son côté obscur. C'est la deuxième fois, en fait, que l'orchestre joue ces morceaux en ce lieu, mais l'autre fois, c'était sur le parvis, pour la fête de la musique 2015 : cette fois-ci, la saga entre dans l'amphithéâtre, et c'est l'occasion pour la conceptrice de lumières canadienne D.M.Wood d'illuminer la salle à grands coups de projecteurs. La plaquette du spectacle annonce d'ailleurs : "Star Wars en concert. Musique et lasers". 

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Les trois dates ont été rapidement complètes, les réservations étaient difficiles voire impossibles si on se connectait au site une demi-seconde trop tard ; des places ont été vendues chaque soir une heure avant le début du spectacle et "tout le monde a pu finalement entrer", a déclaré le vendeur de la billetterie. Même plus que tout le monde, car, finalement, samedi soir, il y avait des sièges vides dans la salle, alors qu'ont été vendues des places "à visibilité réduite", mises à disposition au tout dernier moment. Bon, ces petits couacs mis à part, il faut reconnaître que l'éventail des tarifs de la salle est tout à fait raisonnable et permet à tout le monde de s'y retrouver, les places les moins chères étant à 8€. Pour apprécier la beauté du lieu (la salle est vraiment classe, traditionnelle et moderne en même temps) et la qualité d'un orchestre symphonique, rien à redire !

Une fois un siège obtenu, les musiciens entament la musique de la Twentieth Century Fox, dont j'apprends qu'elle a été composée par un certain Alfred Newman, puis le spectacle enchaîne les morceaux que tous les fans connaissent. Une seule originalité : en avant-dernière position, l'orchestre joue deux extraits de la "Suite du jeu vidéo Star Wars : Shadows of the Empire", qui date de 1996. Son compositeur, Joel McNeely, s'est évidemment inspiré de John Williams, qui a suggéré son nom pour cette bande-son, mais il apporte une touche personnelle, agréable à entendre dans ce concert. 

On ne peut pas être déçus quand on aime les films et la musique (souvent, les deux vont de pair). C'est assez magique de pouvoir regarder les musiciens et de guetter chaque instrumentiste, en se disant "ah, tiens, c'est lui qui joue ça!" On (re)découvre ainsi la harpe, bien présente dans les morceaux, mais aussi le xylophone, les percussions... On passe donc un très bon moment musical, et le finale, dans lequel le chef d'orchestre Ernst van Tiel se bat au sabre laser contre deux autres musiciens déguisés pour l'occasion, a bien sûr ravi tous les fans, petits et grands. 

Seule déception véritable : les lumières. En fait de lasers, on a droit à quelques projecteurs qui balaient la salle, éblouissant au passage les spectateurs les plus hauts placés... J'aurais aimé des effets de duel, des couleurs qui respectent la trame narrative de la saga, avec le combat du rouge contre le vert... J'ai trouvé ça franchement limité, et je m'étonne qu'on en ait fait tout un pataquès. 

En tout cas, ce spectacle m'a donné envie de fréquenter plus souvent l'Auditorium (ah, l'époque bénie où j'habitais à côté...) car sa programmation est plus que riche, voyez vous-mêmes : 

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Là, comme ça, j'aimerais beaucoup être présente pour l'un des cinés-concerts, mettons The Artist que je n'ai pas encore vu, j'adorerais revoir Bobby McFerrin, déjà vu à Vienne, que j'idolâtre depuis qu'un professeur de musique me l'a fait découvrir au collège, pourquoi pas aussi Joshua Redman qui est, justement, mon dernier concert à l'Auditorium (mais ça remonte à 2009...), découvrir le fameux Carnaval des animaux des Amazing Keystone Jazz Big Band, dont je connais personnellement le saxophoniste (eh oui, messieurs dames, c'est ça d'avoir grandi dans une capitale du jazz !) et qui remporte un grand succès depuis sa création il y a plusieurs années déjà... Oh, et puis aussi cet inclassable, La couleur des sons, où le pianiste Mikhaïl Rudy se propose de "faire revivre" le spectacle artistique mêlant aquarelles de Kandinsky et musique de Moussorgski, avant de nous projeter son film d'animation, Chagall, la couleur des sons

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Je sens déjà que je ne pourrai pas assister à tout ça. Dites, si vous y allez, vous voudrez bien profiter pour moi ? Et venir ici me raconter, bien sûr ! 

12 septembre 2016

La rentrée des éditions Sarbacane

Présentation Sarbacane

Le 29 août, à Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse, c'était déjà la rentrée : celle des éditions Sarbacane, qui venaient présenter leurs nouveautés dans les locaux du chouette Complexe du Rire.

Sarbacane, c'est une maison d'éditions encore adolescente (treize ans cette année), encore familiale (treize membres cette rentrée), encore audacieuse, mais avec un catalogue déjà sacrément étoffé, riche d'albums pour petits et grands, de romans "ados-adultes", et de BDs jeunesse, adulte, tout public. Quelques fils conducteurs pour la ligne éditoriale : de la création (95% des titres du catalogue sont des manuscrits jamais publiés auparavant), une importance particulièrement accordée à la qualité du texte, y compris dans les albums et les BDs, et, le plus souvent possible, des paris parfois risqués avec les jeunes lecteurs.

En tant que grande lectrice de romans ados, c'est évidemment de la collection Exprim' que je connais le plus de titres. J'y ai découvert Antoine Dole (dans la collection Mini-romans plus exactement, avec A copier cent fois, puis chez Exprim' pour les autres romans) ; j'y ai lu des valeurs sûres, comme Frangine de Marion Brunet qui rencontre un bon succès auprès de mes élèves  j'y ai eu un tout récent coup de coeur, avec Dysfonctionnelle d'Axl Cendres. Je connaissais beaucoup moins les albums ; j'ai retrouvé des titres dont j'avais lus de très bonnes critiques à droite et à gauche, comme Le chien-chien à sa Mémère ou Course épique, vanté par la librairie des Croquelinottes. Des albums qu'on identifie immédiatement comme décalés, sortant du lot, par leurs choix de thèmes ou d'illustrations. Et ça se gâte encore pour les BDs, dont j'ignorais même l'existence chez l'éditeur, alors qu'il y en a quand même un certain nombre.

Quel menu alléchant Manue (éditrice albums) et Tibo (éditeur romans) nous ont-ils donc présenté ?

Côté albums, leur choix s'est porté sur trois parutions très différentes les unes des autres.

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D'abord un livre musical : Le fantôme de Carmen. Son créateur Pierre Créac'h, s'est payé le luxe de suivre cinq ans de Conservatoire puis cinq ans d'école d'art : c'est dire s'il a plusieurs cordes à son arc. Il est donc entièrement aux manettes de ce livre, à la fois auteur, dessinateur et responsable des choix musicaux et de la bande-son. Le fantôme de Carmen est le troisième tome d'un projet qui vise à faire découvrir la musique dite "classique" aux plus jeunes. L'histoire est toujours centrée autour d'un jeune garçon, Louis (parce qu'il écoute !), embarqué dans des aventures qui se déroulent bien sûr en musique. La bande-son est assurée par des instrumentistes de qualité, et la lecture est assurée par de grands noms, habitués à l'exercice : Jean Rochefort, Pierre Arditi, et pour cette nouveauté, Yolande Moreau. Ce dernier argument pourrait bien me convaincre, ainsi que les illustrations, en noir et blanc à la mine de plomb pour baigner le jeune lecteur dans un univers onirique.

Puis un album plutôt nourri en texte, qu'on a eu la chance d'emporter avec nous après la présentation pour le feuilleter posément : Le Royaume de Minuit, de Max Ducos. 

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Cet auteur illustrateur est apparemment un habitué des sélections et des prix littéraires, notamment les Incorruptibles que les professeurs (dézécoles ou décollèges) connaissent bien. Il privilégie de larges illustrations à la gouache, aux couleurs franches, en accordant de l'importance aux cadrages. La présentation de Jeu de piste à Volubilis, l'histoire d'une petite fille vivant dans une maison d'architecte qu'elle n'aime pas, et qui se transforme en chasse aux indices avec le lecteur, m'a accrochée. J'ai aimé aussi la couverture et les premières images du ce nouveau Royaume de Minuit.

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Mais, une fois l'album lu en entier (assez long, c'est un engagement des éditeurs pour faire aller les jeunes lecteurs vers des textes développés), je suis restée sur ma faim, surtout concernant l'histoire : deux enfants que tout oppose et qui se retrouvent réunis, tous seuls dans une école pendant une nuit entière. La manière dont Max Ducos a développé cette trame ne m'a pas semblé si originale, et l'écriture n'a rien d'exceptionnel non plus.

Enfin, un événement, à l'échelle éditoriale : Rébecca Dautremer, très connue pour ses Princesses et la panoplie de cartes et carnets qui en dérivent, anciennement publiée chez Gautier-Languereau, arrive chez Sarbacane après une période de "sommeil" artistique. Et c'est tout naturellement qu'elle se tourne vers une histoire de réveil : après avoir réinterprété le Petit Poucet et Alice, elle met en scène la Belle au bois dormant dans son album sobrement intitulé Le bois dormait. La même inspiration visuelle, bien sûr ; on peut être surpris, cependant, par la modernité de certains décors, les gros plans sur des visages, qui se démarquent quelque peu des précédents. Nouveauté en revanche, qui marque le début de cette nouvelle collaboration éditoriale, Rébecca Dautremer s'est mise à l'écriture. Parmi les petites anecdotes glanées au fil de la présentation, on apprend que c'est un coup de coeur pour Moi j'attends de Serge Bloch qui lui a donné envie, d'une part, de venir chez Sarbacane, et, d'autre part, d'écrire sur l'attente.

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Passons maintenant aux romans ados :

L'éditeur fête les 10 ans de la collection Exprim'. Tibo, le directeur de collection, a rappelé le caractère "exceptionnel" de l'année 2015-2016, avec quatre romans très remarqués :

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Il a avoué ensuite s'être demandé comment faire aussi bien cette année... Le choix semble avoir été celui du challenge, avec des tentatives audacieuses.

Pour commencer, Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais, dont on a déjà beaucoup entendu parler sur les blogs et les sites de libraires. Il s'agit d'une variation autour d'un roman de Pouchkine, Eugène Onéguine, rédigé en vers : eh bien, l'auteure a décidé de conserver cette écriture en vers pour en faire un roman ado. Rien que ça ! Et il paraît que ça marche : de jeunes blogueurs ont été interrogés, et visiblement, passée la surprise de départ, le roman plaît. Cela rend curieux, en tout cas, et c'est pour ça que j'ai fait figurer ce titre dans mon TTT sur la rentrée littéraire 2016.

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Puis l'incontournable de cette rentrée littéraire : le roman sur les attentats. En littérature adulte comme ados, c'est LE thème qui revient. Sarbacane a donc aussi, dans son nouveau catalogue, un roman intitulé sobrement et clairement 14 novembre, de Vincent Villeminot. L'histoire d'un jeune homme dont le frère meurt dans les attentats des terrasses, et qui, le lendemain, croise l'un des terroristes dans le métro. Après ce début très proche des événements réels, une fiction se met en place, dans laquelle il sera question de la soeur du terroriste, et de dialogue entre les deux hommes. Forcément, on peut être méfiant, trouver que c'est prématuré, s'attendre à du voyeurisme, se demander si l'auteur, et tous les autres qui se sont attaqués à ce sujet, sauront trouver le recul qui manquait tellement au flot d'images et d'informations qui nous a noyés à plusieurs reprises ces douze derniers mois... Là encore, la curiosité me poussera peut-être à lire ce roman. 

Voilà... c'est là que j'ai dû partir ! Je ne peux donc malheureusement rien vous dire sur les romans 8-12 ans (je suis repartie avec un livre de Marion Brunet, L'ogre à poil(s), mais c'est un tome 2, et bon, ce n'est pas trop ma tasse de thé...), ni sur les BDs. Mais à vrai dire, cela faisait déjà beaucoup d'idées, d'envies, pour mon budget qui n'est pas celui d'un libraire ni d'un bibliothécaire !... 

Bonne rentrée à Sarbacane, et bonnes lectures à vous ! 

09 mai 2016

Mes découvertes # 6 : Sur la blogosphère

Ils existent déjà dans ma colonne de liens, ou bien ils viennent d'y apparaître, mais j'ai envie de vous les présenter rapidement, ces blogs que j'aime.

 

Méli-Méludes

@LaurentDivina

Le blog d'un ludothécaire dont on sent la passion, et qui veut partager avec la Toile ses découvertes : des tests de jeux de société, de jouets, des présentations de lieux ludiques, mais aussi des mini-articles sur des sujets autour du jeu, de manière large (interview de créateur, histoire du jouet, initiatives récentes...) ou encore des compte-rendus de lecture.  Pour les petits et grands joueurs, pour les pros, ou ceux que cet univers passionne, ou questionne, tout simplement.

http://laurentdivina.wix.com/meli-meludes

 

Bric à Book

le mystère henri pick

@Leiloona, sur Bricabook

Un blog de littérature, mais pas que ; régulièrement classé dans le top 5 du classement Teads des blogs de littérature. Beaucoup, beaucoup de chroniques en littérature jeunesse, avec ce personnage-testeur récurrent qu'est TroGnon, fils de l'auteure... De la littérature adulte aussi, de tous horizons, avec plein de concours pour gagner des livres ! De réguliers compte-rendus de sorties parisiennes, culturelles ou gastronomiques. Et un atelier d'écriture hebdomadaire, à partir de photographies d'articles, qui attire beaucoup de plumes à chaque fois.

http://www.bricabook.fr/

 

Forty-five weeks

Bérénice3

"Culture et humeurs, humour et coups de coeur" : un sous-titre très efficace pour annoncer la couleur. Tout tourne autour de l'idée de challenge : de lectures, de photos... Des chroniques culturelles, au sens large. Des critiques littéraires sur des titres très variés ; des compte-rendus de sorties, de films ; une rubrique "Le replay de la semaine" qui permet de découvrir ou redécouvrir des émissions télévisées. Des articles nourris et précis dans un blog au graphisme impeccable, très visuel. Le blog a déjà été remarqué sur Hellocotton.

https://fortyfiveweeks.wordpress.com/

 

L'atelier de la Licorne

Image of Sautoirs

Les coulisses, en quelque sorte, d'une créatrice de bijoux. On y découvre son univers, à la fois éclectique et cohérent : des licornes, oui, en images ou en mots, des coups de coeur artistiques qui vont de David Bowie au design de mobilier, un peu de voyage et de gastronomie, de temps à autre. De belles images, choisies avec soin par la bloggeuse, graphiste de formation. Et, bien sûr, une invitation vers la boutique de la Licorne, avec une vitrine de colliers, sautoirs, boucles, bracelets, headbands... qui n'en finit pas de grandir.

https://lejournaldunelicorne.wordpress.com/

 

 

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28 mars 2016

Lucie Vandevelde : "de beaux desseins", tout en couleur

 Logo Lucie Vandevelde

Ah, la magie d'Internet ! Elle permet des découvertes totalement inattendues, qui se révèlent parfois totalement éblouissantes. C'est précisément le cas de ce site, superbe vitrine du travail de Lucie Vandevelde. Cette artiste installée au Mans sait un peu tout faire : des illustrations, du graphisme, des livres-objets... Ses décors et personnages très hauts en couleurs n'ont pas peur de "s'afficher", dans les pages des livres pour enfants, sur les murs des expositions, ou de s'animer dans des courts métrages de promotion. Ils vont jusqu'à se dénuder, en noir et blanc, du moins le temps d'un atelier "coloriage géant" dans des festivals ou salons du livre.

Quand on parcourt les différents onglets du site, on comprend en effet que Lucie Vandevelde n'est pas qu'une créatrice : c'est une passionnée de partage, d'échange, d'interaction. Elle se livre à de nombreuses résidences d'artiste et interventions auprès des plus jeunes, y compris dans les classes. Elle aime les "beaux desseins", c'est son expression, et elle le fait savoir.

Pour ce qui est de son oeuvre... waouh. J'ai été littéralement scotchée par ce déluge de couleurs, fascinée par cette technique à la fois très naïve et très subtile, subjuguée par des univers que j'aurais dit taillés pour mes rêves : de la mer et de la ville, de la musique et du cirque, tout un bestiaire qui se promène dans une jungle aux merveilles. J'aime tout particulièrement les dessins réalisés au crayon, et les personnages aux longs yeux.

 @ Lucie Vandevelde

Si vous avez la chance d'habiter ou de travailler dans la région angevine, guettez la date de sa prochaine exposition. Sinon, vous pouvez vous procurer les albums qu'elle a illustrés pour différentes auteures (Juliette Parachini-Deny, Hélène Suzzoni, ou Marie-Hélène Lafond) ou pour ses propres textes (Les trois dragons, pour lequel elle a aussi créé un Carnet d'artiste en tirage limité).

Et, surtout, allez visiter le site, véritable régal pour les yeux, et mine d'informations.

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