06 septembre 2016

TTT #3 : Les 10 romans qui se déroulent dans un lieu scolaire lus ou à lire

TTT 3 Ecole

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire qui consiste à présenter chaque mardi 10 titres répondant à un thème littéraire précis. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog Frogzine. (Et découvert par la petite Mu chez Forty-five weeks). 

Le thème de la semaine est évidemment d'actualité, et il prend la suite des derniers articles de la petite Mu. On ne vous apprendra rien (surtout que la plupart de ceux qui viennent faire un tour ici sont de l'Educ'Nat'...) : c'est la rentrée.  

 

En littérature jeunesse, j'aurais pu citer des dizaines et des dizaines de titres, forcément. Quand les romans jeunesse prennent pour personnages des enfants ou des adolescents, il se trouve que le quotidien de ceux-ci est souvent rythmé par l'école, le collège, le lycée, qui servent donc logiquement de cadre au récit. On peut penser aux enquêtes de Jean-Philippe Arrou-Vignod, aux Disparus de Saint-Agil, aux aventures de Laure et ses amis dans les romans de Catherine Missonnier que j'adorais quand j'étais petite (Superman contre CE2, Extraterrestre appelle CM1...)... Parmi les titres plumés sur ce blog, il y aurait aussi A copier cent fois d'Antoine Dole ou Frangine de Marion Brunet, parce que le harcèlement dont leurs héros sont victimes a lieu majoritairement sur leur lieu scolaire ; Avalon High de Meg Cabot, dont le titre reprend le nom de ce lycée mystérieux où le présent croise le passé du Moyen Âge ; ou même Eleanor&Park de Rainbow Rowell dont la plupart des scènes se passent au lycée. 

Mais il fallait bien choisir, et j'ai sélectionné des romans dont l'école est non seulement le cadre mais aussi la thématique, et qui ont une importance particulière dans mon parcours de lectrice : 

La sixième, de Susie Morgenstern : parce qu'à mon époque c'était un livre déjà culte mais pas encore vieilli comme il peut l'être actuellement, et que c'était l'une de mes premières acquisitions chez L'école des loisirs ; 

L'année Rase-Bitume, de Philippe Barbeau : parce que ce roman beaucoup moins connu, lu également quand j'étais jeune, m'avait beaucoup plu, et que, pour une fois dans un roman jeunesse, l'héroïne n'était pas une élève mais la professeure, fraichement arrivée en classe Segpa ; 

Harry Potter à l'école des sorciers, de J.K. Rowling : parce que Poudlard, c'est quand même une école, et que, même si je n'en ai quasiment jamais parlé sur ce blog, je suis une inconditionnelle de Harry Potter, une de celles qui ont lu les premiers livres à leur sortie ou presque (à la parution du 3e volume pour ma part), et qui ont ensuite grandi avec le personnage, s'obligeant à lire les deux derniers tomes en anglais (un exploit pour moi) parce qu'il était impossible d'attendre la traduction en français ; 

Vive la République !, de Marie-Aude Murail : parce que j'ai ce roman que j'ai découvert à l'âge adulte et dans lequel l'héroïne est aussi une institutrice m'a beaucoup plu, malgré quelques concessions à certains stéréotypes et un enthousiasme peut-être un peu exagéré. 

 

En littérature adulte, les candidats à la sélection sont plus rares. J'ai dû réfléchir un peu plus, mais ce fut l'occasion de me remémorer de vieilles lectures quasi oubliées et de découvrir des idées pour ma liste à lire : 

L'orange de Noël, de Michel Peyramaure : parce que c'est un souvenir de mon premier swap Néoprofs, et que je n'aurais d'ailleurs jamais lu ce roman de terroir sans la contrainte "Noël" + "couleur orange" ; 

Délicieuses pourritures, de Joyce Carol Oates : parce que ce campus novel (qui est un genre littéraire à part entière, popularisé entre autres par David Lodge) m'a réconciliée avec Oates que je goûtais peu jusque là ; 

Chagrin d'école, de Daniel Pennac : parce que ce fut une bonne surprise et la source d'intéressantes réflexions pédagogiques ;

Sortie de classes, de Laurent Torres (à lire) : parce que ce livre (qui m'a déjà servi pour le TTT#2 sur la rentrée littéraire 2016) qui s'intéresse de près à la vie d'un enseignant représente ce que j'appelle "mes lectures sadomasochistes" (je sais que ça va parler de choses qui ne vont pas m'égayer, mais je succombe quand même à la tentation de lire à propos de cet univers que je connais si bien) ; 

Entre les murs, de François Bégaudeau (à lire) : parce qu'après avoir vu le film, qui m'avait mise assez mal à l'aise car j'étais incapable de savoir quel "message" sur l'enseignement il cherchait à nous délivrer, j'ai tellement aimé La devise, du même auteur, que j'ai envie de découvrir le livre à l'origine du film, pour voir exactement ce qui relève de la plume propre de Bégaudeau, sans apport du réalisateur ; 

Honte et dignité, de Dag Solstad (à lire) : parce que je viens de le découvrir en faisant des recherches et que la critique de Libération, qui parle de quarante-cinq premières pages "extraordinaires", m'a donné envie. 

Et vous, aimez-vous retrouver avec nostalgie vos années d'écoliers au coeur de vos lectures ou êtes-vous allergiques à tout ce qui touche à l'école dans les livres ?

 

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30 août 2016

Top Ten Tuesday #2 : Les 10 romans de la rentrée littéraire automnale 2016 que vous souhaitez absolument vous procurer

TTT 2 Rentrée littéraire

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire qui consiste à présenter chaque mardi 10 titres répondant à un thème littéraire précis. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog Frogzine. (Et découvert par la petite Mu chez Forty-five weeks). 

Je n'étais pas sûre d'écrire pour ce Top Ten Tuesday, car la rentrée littéraire me laisse, d'habitude, plutôt indifférente : étant une acheteuse de livres de poche ou une usagère de bibliothèque, il m'est difficile de lire les livres à leur première sortie. Mais ça n'empêche pas de se faire envie, après tout, et peut-être que cette année je ferai une entorse à mes habitudes. (Et si un éditeur passe par là et souhaite m'offrir l'un des titres de ma liste, qu'il n'hésite pas :-) ) 

Mais pourquoi ces dix-là ? 

 

Pour exorciser une mauvaise expérience passée : 

Comment tu parles de ton père, de Joann Sfar : parce que le titre me fait rire et que, peut-être, lui, je le lirai jusqu'au bout, contrairement à L'éternel (que j'ai dû abandonner avant même la moitié).

Les bottes suédoises, de Henning Mankell : parce que je ne veux pas rester sur la déception du premier volume, Les chaussures italiennes, alors que tout le monde en disait du bien. 

 

Pour prolonger logiquement mes partenariats ou challenges : 

Flow 2, de Mikaël Thévenot : parce que je veux connaître la suite des aventures de Josh, et savoir s'il va se laisser tenter par le côté obscur de son superpouvoir. (LU)

Le rouge vif de la rhubarbe, d'Auður Ava Ólafsdóttir : parce que l'islandais est une langue de moins de 10 millions de locuteurs (pour comprendre, voir la liste des catégories du Néo-défi lecture 2016), que j'ai déjà lu - et plutôt aimé - Rosa Candida de la même auteure, et que j'aime bien la rhubarbe. 

 

Pour me laisser surprendre, et, pourquoi pas, séduire : 

Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais : parce qu'après avoir lu la chronique de la librairie des Croquelinottes, je ne peux qu'avoir envie de le lire. 

Anatomie d'un soldat, de Harry Parker : parce qu'un roman sur le syndrome post-traumatique dont les narrateurs sont des objets, forcément, ça interpelle. (LU)

Génération K, de Marine Carteron : parce que les mots-clés m'ont attirée et que le teaser promotionnel m'a plu (moi qui n'avais plus vu de book-trailer depuis longtemps), surtout dans une librairie qui expose l'album Buffalo Belle

 

Enfin, parce que les thématiques abordées ont tout pour me plaire : 

Le syndrome de la vitre étoilée, de Sophie Adriansen, qui parle de désir d'enfant (LU)

Amour monstre, de Katherine Dunnqui parle de phénomènes de foire  (LU) 

et Sortie de classes, de Laurent Torres, qui parle d'enseignement. 

 

Et vous, quelle sera votre rentrée littéraire ? 

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22 août 2016

Carnet de lecture du Néo-défi lecture 2016 : et de 19 !

Néo-défi lecture 2016

Et de 19 dans ma liste du Néo-défi lecture 2016 (sur l'objectif de 50 : on avance lentement, mais sûrement.)

Défi 16 : Un journal intime / Défi 46 : Un livre dont l'un des personnages est musicien

Cette semaine, j'ai enfin lu le Journal d'un vampire en pyjama : ce fameux récit de Mathias Malzieu, chanteur de Dionysos, qui raconte toutes les étapes de son combat contre une maladie qui l'a porté aux limites de ses ressources. C'est du sang de cordon ombilical qui l'a sauvé. Après avoir entendu l'histoire sur La Grande Librairie, et écouté l'album presque éponyme, Vampire en pyjama, j'ai apprécié la lecture du journal. Au-delà d'un récit de vie, c'est un formidable hommage à l'art, parce qu'il permet de supporter ces épreuves, puis d'en témoigner, avec le choix de sublimer ou non chaque douleur, chaque souffrance, chaque angoisse. Cependant, il faut un véritable artiste pour arriver à une oeuvre aussi débordante de poésie et de vie : assurément, Mathias Malzieu en est un. Après avoir passé le cap de ce texte qui passe évidemment beaucoup de pages dans l'univers oppressant de l'hôpital, je me sens davantage prête à reprendre Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, l'autre roman autobiographique qui raconte la mort de la mère du chanteur. Un bel article sur ce dernier chez Forty-five weeks.

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Défi 26 : Un livre dont l'un des personnages est handicapé

J'ai aussi avalé Tant que nous sommes vivants d'Anne-Laure Bondoux, un roman jeunesse qu'on m'avait prêté il y a plus d'un an déjà. Une belle histoire d'amour, avec une originalité dans la narration, puisqu'après une première partie portée par un narrateur omniscient et centrée autout des deux personnages principaux, Bo et Hama, les deux amoureux, c'est ensuite leur fille qui prend la parole. J'ai trouvé ce détail très intelligent : quel meilleur moyen de montrer qu'un enfant est une forme de prolongement d'un couple ? Et en même temps, ce changement de narrateur entretient le mystère car ces trois individus restent autonomes et ne savent pas tout les uns des autres. L'histoire se déroule dans un univers et une époque indéfinis et indéfinissables : des réminiscences de début de XXe siècle, avec le travail à la mine, à la forge, à l'usine, une impression de Hauts de France (on parle de "chicon"... ben oui, une endive, quoi), et cette fameuse guerre, dont on ne connaît pas l'ennemi, mais qui pousse tout le monde à se disputer, fuir, se cacher, se battre. J'ai été un peu décontenancée par les multiples directions dans lesquelles ce livre nous entraîne, mais je l'ai quand même avalé, comme je le disais, d'un bout à l'autre sans sourciller.

(Petit spoiler pour expliquer la conformité du livre au défi : Hama, l'héroïne, se retrouve amputée de ses deux mains après un terrible accident à l'usine. La deuxième partie du récit tourne beaucoup autour de ce handicap qui implique autant Hama que les autres personnages.)

Défi 15 : Une pièce de théâtre du XVIIIe siècle

Pour préparer mon programme de 4e, j'ai relu L'île des esclaves de Marivaux. La scène 1 a retrouvé tout le caractère comique et efficace qu'elle avait dans mon souvenir, en posant le cadre de la pièce : un maître et son serviteur échoué sur une île où les esclaves au pouvoir manifestent leur autorité en obligeant les maîtres à endosser le rôle de serviteur, et vice-versa. A partir de la scène 2, ça se corse : il ne faut pas se perdre dans les noms des personnages (étrangers à nous, pauvres lecteurs du XXIe siècle, et en plus ils ont échangé leurs noms, les plaisantins), il faut enclencher le traducteur "français du XVIIIe". La langue de Marivaux, ça carbure. Chaque mot compte dans chaque phrase. Mais j'aime toujours autant ces réflexions sur l'Autre, sur le travestissement, sur les apparences, sur le hasard. On n'est pas vraiment dans une pièce politique, plutôt dans une satire des caractères, au sens que La Bruyère donnait à ce terme, et c'est très réussi. 

Défi 14 : Un livre dont les héros sont des animaux

En revanche, j'ai lu un peu à contre-coeur L'appel de la forêt, de Jack London. Je le classerais dans la catégorie de ces livres dont je préfère lire les analyses (très intéressant de savoir, par exemple, que la traduction française du titre est "frileuse" par rapport au terme anglais, the wild, qui aurait dû être traduit par "la vie sauvage" ou quelque chose comme ça) que le livre en lui-même. J'ai lu de nombreux passages en diagonale, tout en notant mentalement les effets de progression, de parallélisme, de boucle. Bref, je ne suis décidément pas une lectrice de romans d'aventure.  

Défi 20 : Un livre choisi par un proche 

Enfin, je reviens sur Demain, j'arrête de Gilles Legardinier, qu'une amie m'a offert pour me rendre la bonne humeur qu'il me manquait un peu à ce moment-là. C'est un roman "chick-litt mais pas que" pour reprendre les mots d'Enna sur son blog : l'histoire de Julie, éternelle maladroite et gaffeuse, qui va rencontre un voisin extrêmement charmant dans des circonstances qui se veulent abracadabrantes (mais que je n'ai pas trouvé si délirantes que ça). J'ai lu ce livre jusqu'au bout parce que j'avais envie de connaître la fin (sans m'attendre à rien de surprenant). Mais je crois que je reste décidément assez hermétique à ce genre. Plusieurs raisons, sans doute, à cela. D'abord parce que je me reconnais souvent mal dans les héroïnes (de même que j'ai du mal aussi à m'identifier aux cibles des magazines comme Cosmo), jeunes actives - mais rarement profs - qui ne sont pas des canons mais quand même pas moches non plus, qui se disent timides et gaffeuses mais font quand même pas mal de choses improbables que je ne me verrai pas faire dans la vie. Leiloona, de Bric à Book, par exemple,  a adoré parce qu'elle a trouvé en Julie son sosie : l'identification compte certainement beaucoup pour l'appréciation de ce livre. Ensuite parce qu'à force de lire magazines et blogs, on retrouve des expressions et des situations qu'on a l'impression d'avoir déjà lues cent fois. En outre, dans ce roman, il y a une pseudo-intrigue policière, car Julie soupçonne son séduisant voisin de préparer un cambriolage : c'était de trop, beaucoup trop invraisemblable par rapport au reste de l'histoire qui se veut "croquis de vie". Bref, je suis contente d'avoir tenté l'expérience, mais pas convaincue. Je laisserai Enna et Leiloona vous convaincre sur leurs blogs respectifs. 

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16 août 2016

Top Ten Tuesday #1 : Les 10 récits de voyage (ou livres sur le thème des voyages) lus ou à lire

TTT 1 pour récap

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire qui consiste à présenter chaque mardi 10 titres répondant à un thème littéraire précis. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog Frogzine. (Et découvert par la petite Mu chez Forty-five weeks). 

Je ne suis pas certaine de tenir le rythme d'une chronique chaque mardi, mais cela faisait longtemps, finalement, que je n'avais pas pratiqué la liste sur ce blog, alors allons-y pour un premier TTT, et on verra bien la suite. 

Surtout, le thème du jour est évidemment idéal en ce milieu du mois d'août, et prolonge mon article de départ en vacances. D'abord, il y a mes chouchous, dont je vous ai déjà parlés : 

1°) L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, de Reif Larsen, parce que c'est LE livre idéal pour partir en voyage : en un seul volume (certes, épais), vous avez une histoire pour s'évader, des annotations dans les marges pour se cultiver, et beaucoup de fantaisie pour rêver. 

2°) Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson, parce que c'est le plus beau livre que j'aie lu (peut-être le seul, d'ailleurs) sur l'alliance de la nature et de la culture. Le tout dans un paysage glacial mais somptueux. Si vous aimez le froid, vous adorerez ; si vous aimez la chaleur, ça vous rafraîchira sans clim ni glaçons. 

3°) Lettres des Isles Girafines, d'Albert Lemant, parce que c'est le plus beau livre sur les girafes que j'aie jamais lu !! Si, comme moi, vous adorez ces grandes bestioles, vous en aurez à toutes les pages, à toutes les sauces, et vous n'aurez qu'une envie : visiter, vous aussi, le Girafawaland. 

4°) Vendredi ou la vie sauvage, de Michel Tournier parce qu'après avoir longtemps boudé cette lecture, j'ai appris à l'apprécier et je la trouve maintenant d'une très grande richesse. Un vrai dépaysement, et une réflexion sobre mais très efficace sur les rapports entre l'homme et la nature, le sauvage et le civilisé. 

5°) Refuge(s), d'Annelise Heurtier, parce que ce roman jeunesse publié en 2015 s'est emparé avec intelligence de "la question des migrants", et que, malheureusement, il est toujours d'actualité en 2016. 

 

Et puis il y en a quelques autres : 

6°) L'Odyssée, d'Homère, parce que c'est quand même le récit de voyage fondateur et incontournable, et que, déjà, tout y était : l'amour, la tentation, le conflit entre monde sauvage et monde civilisé, l'hommage à la nature, la peur des dieux, et des créatures toutes plus merveilleuses (au sens premier, c'est-à-dire extraordinaires, mais pas toujours amicales) les unes que les autres. 

7°) Les aventures de Télémaque, de Fénelon, parce que ce fut l'une de mes lectures préférées d'agrégative : assez éprouvant à lire, mais tellement passionnant à étudier. Un roman d'apprentissage qui se paye le luxe de réécrire l'un des plus grands textes fondateurs tout en faisant la satire du Roi Soleil. Le "livre divin de ce siècle", aurait dit Montesquieu. Rien que ça. 

8°) Le Magicien d'Oz, de Franck L. Baum, parce que, y'a pas, ce voyage du réel à l'imaginaire reste l'un de mes récits merveilleux préférés, et ce n'est pas pour rien que je l'ai inscrit six années de suite à ma progression de 6e. Je n'ai pas de 6e l'an prochain, snif, Dorothée et ses amis vont me manquer. 

9°) Mardi, d'Herman Melville, parce qu'il fait partie d'un programme d'agrégation que je n'ai jamais eu à travailler puisque j'ai eu le concours avant :-) Du coup, je n'ai jamais terminé ce gros pavé dont j'aimais le titre, mais qui m'a noyée avant même la moitié. 

10°) Construire un feu, de Jack London, parce que je suis obligée de finir avec de la neige, et que j'ai aimé cette nouvelle dont le héros et son orgueil souvent mal placé m'ont plu, dans leur lutte pour la survie. Une entrée dans l'univers de London plus simple que ses romans, car plus brève, et en même temps, tout aussi efficace. 

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16 mai 2016

Les découvertes de la semaine #7

L'affaire L'école des Loisirs, la suite

@LaFicelle

Alors que La Ficelle, le blog des (ex?)-auteurs de L'école des Loisirs, ne cesse de s'enrichir (ma mailing list clignote chaque jour), la direction et les équipes (moins Geneviève Brisac, au coeur de la polémique) ont fait paraître un communiqué destiné à apaiser les tensions. Mais Agnès Desarthe, auteure reconnue de L'Ecole des Loisirs, mais pas que, n'a pas du tout été convaincue et le dit haut et fort lors d'un entretien, dans lequelle elle parle de "mise sous tutelle éditoriale", de "Corée du Nord" et où elle se dit "verte de rage". Actualitté donne la parole aux deux camps et développe les différentes positions : lisez le communiqué, la réaction d'Agnès Desarthe, et, bien sûr, le blog des auteurs.

Les initiatives des bibliothèques

LivresHebdo

Connaissez-vous le "Biblio-bingo" ? C'est une animation autour du livre, venant des Etats-Unis, et que la bibliothèque de Languidic, dans le Morbihan, après l'avoir testé avec succès l'été dernier, remet à son calendrier des animations de l'été 2016. Le principe ? Une grille de neuf cases avec un défi lecture à relever sur chaque case (exemples : un livre qui fait voyager, un livre avec bulles et cases...), et possibilité de réussir un "petit bingo" (trois défis relevés sur une même ligne) ou le "grand bingo" (tous les défis de la grille). Et moi, je découvre ainsi une nouvelle variante de défi lecture, plus léger que le challenge petit bac (que j'avais beaucoup aimé) ! Chouette idée à piquer, pour des challenges de blogueurs comme pour des défis-lecture pédagogiques.

Les informations étonnantes

Sweet Tea Apothecary

Thé noir, vétiver, clous de girofle, musc, vanille, héliotrope et tabac : voilà le vrai parfum des livres. En tout cas, c'est ce qu'a décidé la société Sweet Tea Apothecary, qui a ajouté à son catalogue le parfum "Dead Writers", qui se compose des fragrances précédemment citées. Le site nous apprend que le parfum est unisexe et qu'il évoque "le sentiment de se trouver dans une vieille bibliothèque, entouré de copies jaunies des œuvres d’Hemingway, Shakespeare, Fitzgerald, Poe et d’autres". Vaste programme ! Et vous, offrirez-vous le parfum "Auteurs morts" à la fête des mères ou des pères, pour 30 dollars ?

 

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20 avril 2016

Neo-défi lecture 2016

Néo-défi lecture 2016

Sur Neoprofs, en ce moment, il y a un challenge relativement confortable, dans la mesure où il s'étend sur l'année, mais relativement complexe, dans la mesure où il s'agit de relever ces cinquante défis, tous plus variés les uns que les autres !

Devinerez-vous les titres lus par la petite Mu qui se cachent derrière les défis relevés ?

1. Un livre avec une saison dans le titre.
2. Un livre de poèmes.
3. Un livre écrit à la première personne.
4. Un livre avec une robinsonnade.
5. Un livre avec plusieurs auteurs.
6. Un livre traduit d’une langue rare (moins de 10 millions de locuteurs).
7. Un livre avec un personnage qui porte l'un de vos prénoms.
8. Un livre choisi de façon aléatoire.
9. Un livre avec un titre gourmet.
10. Un récit de voyage.
11. Un livre traduit de l'ancien français ou du vieil anglais.
12. Un livre épistolaire.
13. Un livre ayant reçu le prix Goncourt avant 1939.
14. Un livre dont les héros sont des animaux.
15. Une pièce de théâtre du XVIIIe.
16. Un journal intime.
17. Un livre sans mots.
18. Un livre dont l'intrigue se passe dans un pays imaginaire.
19. Un livre acheté/possédé depuis plus d’un an et pas encore lu.
20. Un livre choisi par un proche.
21. Un livre qui a fait scandale à sa parution.
22. Un livre paru en 2016.
23. Un livre traduit de l’antiquité grecque ou latine.
24. Un livre culte d’une génération.
25. Une œuvre politique majeure.
26. Un livre dont l'un des personnages est handicapé.
27. Un livre tombé dans le domaine public en 2016.
28. Une uchronie.
29. Un livre érotique.
30. Un livre dont le sujet est une ville.
31. Un livre dont l'auteur est un académicien (Français, des Sciences ...), de l'Institut.
32. Un livre qui se passe sur une île.
33. Un chef-d'oeuvre de littérature jeunesse.
34. Un livre pris sur la liste d'un autre participant.
35. Un livre qui est la dernière oeuvre d'un auteur.
36. Un livre que vous avez détesté quand vous étiez jeune.
37. Un livre dont le personnage principal meurt à la fin.
38. Un livre avec une fleur ou un arbre dans le titre.
39. Un livre dont le héros est orphelin.
40. Un roman sans histoire d'amour.
41. Un livre "à part" dans l’œuvre d'un écrivain connu (sous un autre nom, dans un autre style...)
42. Un livre qui se passe ailleurs que sur Terre.
43. Un livre écrit par un auteur né la même année que vous.
44. Un livre avec des robots.
45. Un livre dont le nom de l'auteur commence par deux consonnes.
46. Un livre dont l'un des personnages est musicien, ou dont le thème est la musique.
47. Un livre avec une histoire de mer ou de marins.
48. Un livre avec pour thème la montagne.
49. Un livre dont le titre fait explicitement référence à un autre livre.
50. Un livre paru dans la Bibliothèque rose ou verte avant 1990.

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27 janvier 2014

Sylvain Tesson : Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie

petit bac 2014: un lieu pour "Opération liste à lire"

Sylvain Tesson, je n'en avais jamais entendu parler avant de regarder une émission spéciale de "La Grande Librairie" sur France 5, cet été, puis, peu de temps après, d'en entendre parler par une amie, qui m'a vivement recommandé cet ouvrage. Il faut dire que je ne suis pas tellement férue de récits de voyage. Enfin, ça, c'était avant... Maintenant, je m'y mets petit à petit, et là, je dois dire que le lieu - plus, peut-être, que le sujet -, associé à cette belle photo de couverture, m'ont fait craquer. 

Et j'ai eu raison. Quelle merveille que ce journal de bord qui, sans prétention, célèbre le mariage de la nature et de la culture. Excusez du peu...

En effet, Sylvain Tesson est un amoureux de la nature, sous toutes ses formes : il aime l'animal, il aime le végétal, il se réjouit du minéral. C'est un boulimique des grands espaces et, jusqu'en 2010 du moins, un dévoreur de kilomètres. Il a fait le tour du monde à vélo, traversé l'Himalaya à pied, parcouru les steppes d'Asie centrale à cheval, et j'en passe. Puis, un jour, il décide de se transformer en "voyageur immobile" (pour reprendre l'expression de Giono). Fi des grands déplacements, il décide de passer six mois dans une cabane au bord du lac Baïkal, en Sibérie.

Et il va le faire. Et il va même l'écrire. Dans les forêts de Sibérie, c'est donc le journal (très précisément jour par jour) de ces six mois d'érémitisme au pays des - 30°C. Et c'est une très belle oeuvre littéraire qui en naît. Car Sylvain Tesson est aussi un amoureux des mots. Il a lu, et il lit toujours : il n'oublie pas d'emporter dans ses bagages une malle de livres, une bibliothèque idéale dont il dresse une liste en début de journal. (Oh, un ami des listes, comme moi !) Il pense, également. Et il réfléchit : retour sur soi, son mode de vie, ses mauvaises habitudes - ou celles de l'Homme. 

C'est donc surtout une magnifique plume que j'ai découverte, qui voyage - immobile - entre poésie des croquis de Dame Nature pris sur le vif, philosophie nourrie par de nombreuses citations (ré)offertes au lecteur et augmentées de commentaires, et humour. Quelques traits mordants sur la civilisation ou sur soi-même, avec un ton pince-sans-rire qui fait mouche. 

Une pépite, donc. Que Sylvain Tesson nous ramène de "là-bas" et nous offre avec énormément de générosité. A lire, et surtout à relire. D'ailleurs, j'y retourne.  

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Tableau pour challenge : récap'

pett bac 2013

17 juillet 2013 : J'ai terminé la colonne "Littérature jeunesse" ! 

8 novembre 2013 : J'ai terminé la colonne "Bande dessinée" ! 

 3 janvier 2014 : Enna, la créatrice du challenge, nous laisse jusqu'au 29 janvier 2014 pour terminer les lignes entamées. J'ai bien l'intention de finir ma catégorie "scandinave" (plus que quatre titres, déjà prêts à être empruntés à la médiathèque), mais pas la pêle-mêle qui ne rime pas à grand-chose. Et je recommence avec le challenge 2014 ! Un nouveau tableau avec de nouvelles catégories, très prochainement !

8 novembre 2013 : J'ai terminé la colonne "Auteurs scandinaves" ! 

Et le challenge par la même occasion... (j'abandonne la dernière colonne)

 

 

 Littérature jeunesse

 Bande dessinée

 Auteurs scandinaves

 Pêle-mêle

 PRENOM

 Max, de Sarah Cohen-Scali

 Je vous salue Jennifer, de Barbara Abel et Gérard Goffaux

 Roseanna, de Maj Sjöwall et Per Wahlöö

 La disparition de Jim Sullivan, de Tanguy Viel

 LIEU

 Qui es-tu, Alaska ? de John Green 

 Le donjon de Naheulbeuk, de John Lang et Marion Poinsot

 Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, de Selma Lagerlof

 

 ANIMAL

 Le loup des sables, d'Asa Lind

 Le temps des loups, d'Yvan Pommaux

 Les tribulations d'un lapin en Laponie, de Tuomas Kyrö

 Des souris et des hommes, de John Steinbeck

 OBJET

 Le banc, de Sandrine Kao 

 De cape et de crocs, d'Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou

 L'armoire des robes oubliées, de Rikka Pulkkinen

 

 COULEUR

 Zarbie les yeux verts, de Joyce Carol Oates

 Couleur de peau : miel, de Jung      

 Noir océan , de Stefan Mani

 

 PARTIE du CORPS

 Comme les doigts de la main, Olivier Adam

 Mortelles en tête, de Joann Sfar 

 Le cerveau de Kennedy, de Henning Mankell

 

 PHENOMENE METEO

 La pluie comme elle tombe, Serge Perez

 Du vent dans mes mollets, 
de Raphaële Moussafir

 Hiver, de Mons Kallentoft

Carnet du soleil, de Christian Bobin

 ALIMENT/BOISSON

 Sans sucre, merci, de Marie-Aude Murail

 Fraise et chocolat, d'Aurélia Aurita

 Un verre de lait, s'il vous plaît, d'Herbjorg Wassmo

 

 CHIFFRE/NOMBRE

 Virus LIV 3 ou la mort des livres, de Christian Grenier

 Deuxième génération, de Michel Kichka

 Quatre jours en mars, de Jens Christian Grøndahl

 

 SENTIMENT

La couleur de la rage, de Jean-Noël Blanc

 L'Homme qui rit (série de Jean-David Morvan et Nicolas Delestret + album one-shot de Fernando De Felipe)

 Quelque chose que je regrette, de Hilde Hagerup

 

 GROS MOT

 Une putain de belle nuit, de Michel Le Bourhis

 Hélène Bruller est une vraie salope, d'Hélène Bruller

 Maudit soit le fleuve du temps, de Per Petterson

 

 

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25 janvier 2014

Hilde Hagerup : Quelque chose que je regrette

Challenge Petit Bac 2013 : 1ère grille! : un sentiment en littérature scandinave

Bon, étant donné l'urgence - le challenge 2013 se termine dans quelques jours -, j'ai laissé tomber le premier titre que je comptais lire pour la catégorie "sentiment", à savoir Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Trop long, et puis je dois dire que je n'étais pas spécialement enthousiaste. C'est donc après de nouvelles recherches que je suis tombée sur ce roman jeunesse (après tout, ça reste scandinave, j'ai le droit !) de la même collection que La belle aux oranges de Gaarder  que j'avais beaucoup aimé. Le résumé parlant d'une fillette dont le père a disparu en mer et dont la soeur, qui était présente lors de l'accident, exprime son traumatisme en chantant sans s'en rendre compte, m'a accrochée, d'autant plus qu'il me faisait penser à une nouvelle policière de littérature jeunesse, où l'on retrouvait presque les mêmes ingrédients. 

Et ce fut une bonne pioche ! Un récit qui n'en dit ni trop, ni trop peu, avec une héroïne détestable et en même temps attachante, une sorte de sale gamine mais qui ne demande qu'un peu d'attention et d'affection. Tellement maladroite auprès de ses copines, de sa mère, de sa soeur, de son instituteur, qui d'ailleurs, parfois, le lui rendent bien. Les personnages de ce roman sont croqués avec mordant, et ils marquent l'esprit. Le va-et-vient entre passé et présent nous berce de manière plutôt agréable. Simplement, parfois, j'étais en attente d'un événement, quelque chose de précis, une péripétie particulière, qui n'arrivait pas toujours. Mais la fin est belle, et a répondu à mes attentes. 

A noter que c'est un récit qui demande à son lecteur suffisamment de maturité pour savoir lire entre les lignes et pour ne pas chercher à séparer les gentils et les méchants. Pour ma part, c'était donc une jolie découverte. 

 

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20 janvier 2014

Rikka Pulkkinen : L'armoire des robes oubliées

Challenge Petit Bac 2013 : 1ère grille! : un objet en littérature scandinave

Par coïncidence, ce livre s'ouvre sur la même thématique que ma précédente lecture, Maudit soit le fleuve du tempségalement faite dans le cadre de la dernière colonne de mon challenge. A savoir, une mère de famille, grand-mère à présent, apprend qu'elle est atteinte d'un cancer, et le roman nous offre son histoire ainsi que celle de ses proches. Mais, ici, dès les premières pages, j'ai tout de suite accroché - ce qui n'avait pas du tout été le cas avec le roman de Per Petterson. 

D'abord, le système narratif adopté est plus complexe, mais paradoxalement plus clair : le point de vue interne se promène de personnage en personnage - le grand-père, la fille, la petite-fille -, mais avec une certaine rigueur, dans la mesure où l'on change de chapitre dès qu'on change de point de vue (ou l'inverse). Il faut s'habituer au point de vue interne à la troisième personne (et non à la première), et au fait que les prénoms féminins se ressemblent assez fortement (Elsa, Ella - abréviation de Eleonoora -, Eeva...), mais une fois ces petits détails assimilés, on est très vite transporté ! 

C'est une histoire de secret. Mais un secret assez vite révélé au lecteur : dans cette famille, il y a eu un élément extérieur, une fille, qui a beaucoup compté pour plusieurs membres de la famille sans en faire officiellement partie. Lorsque l'une des petites-filles tombe sur une robe qu'elle ne connaissait pas dans l'armoire de sa grand-mère, le seul commentaire de celle-ci sera : "Ce n'est pas ma robe, c'est celle d'Eeva." Et c'est à partir de là que l'on commence à voyager entre le passé (années 60) et le présent, entre le récit - à la première personne cette fois-ci - d'Eeva et celui des autres, les "vrais" membres de la famille. On en oublie, au fur et à mesure qu'on tourne les pages, que les jours d'Elsa, la grand-mère, sont comptés : c'est ça, la magie des souvenirs. Le temps est comme suspendu. 

Le tout est écrit avec intelligence. Je n'ai pas trouvé d'autre mot pour décrire ce mélange d'humour discret, de poésie sans mièvrerie, de réflexion sans lourdeur. Il y a de belles phrases sur l'amour, sur le lien qu'on crée avec autrui. 

Bref, un vrai coup de coeur, de ces livres qu'on a du mal à quitter tellement on a l'impression d'avoir vécu, l'espace de plusieurs heures, avec ses personnages. 

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